El Pantanal - fleuve Paraguay
Gran Patanal, Mato Grosso, Rio Negro. Tous ces noms qui alimentaient mon imagination d'enfant, mes espoirs. Je suis ici. Le prochain arrêt est Bahia Negra. On va à toute vitesse sillonnant le fleuve. Il y a des vagues, il y a des vascilations sur lesquelles on avance, puis la sérénité. Edwin ne perd aucune occasión pour nous introduire à un monde jusque là seulement imaginaire. Il a un don particulier pour dévoiler la présence des habitats des créatures dans lesquels nous faisons irruption. Nous sommes captivés par l'immensité du paysage. Il reste à peine une heure de lumière.
Nous sommes assis sous le porche de la maison de Mario et nous partageons le mate. Un retour vers les endroits que nous avions mis dans un coin de nos désirs. On a l'impression de glisser dans la direction opposée au courant mais c"était seulement le fleuve qui infatigablement transportait des fourrages. On avait l'impression d'être entourés par un fossé d"eaux cuivrées, scintillantes sous le soleil qui nous disait au revoir, nous séparant de l'immédiat. Nous n"avions aucun compte à rendre aux longues heures de voyage sur la barque. l'air presque palpable dans ses tonalités de rouges laissait soudain place aux moustiques. On a dû partir dans un bourdonnement. Le diner nous attendait.
Nous nous sentons désarmés devant le confort et l'accueil qu"on nous fait ici. Les doux rêves ne manquent pas non plus.
